Être sur les rotules.

J’ai me suis crue trop forte. Capable d’assurer en même temps, la reprise de cours, mon Minimoyz, les transports, la vie de famille et un nouveau poste. Et c’est tellement dur.

Les cours ont commencé depuis 15 jours déjà. Je me sens à l’aise dans certaines matières. Mais pour d’autres c’est la totale découverte et j’ai besoin d’une concentration de fou.
C’est dur, dur de reprendre le chemin de l’école. C’est dur de me retrouver autour de « jeunes » de 23/24 ans avec qui j’ai du mal à partager.

Ce lundi, je commençais également mon alternance. Je suis trois jours par semaine dans un service RH chez Orange.
Reprendre le boulot après seulement un mois de congé mat post naissance, c’est une folie.
Physiquement déjà c’est pas simple, parce que j’ai encore du mal à assumer mon corps.
Mais intellectuellement aussi ce n’est pas simple. Il faut faire face à la fatigue et apprendre des tas de choses nouvelles.

Et finalement, ce qui me touche le plus (et contre toute attente) c’est de laisser mon Minimoyz.
Il va chez sa nounou tous les jours depuis lundi. Elle est adorable et je lui fais confiance à 100%. Mais savoir qu’il peut être mal et que ni moi, ni son papa ne sommes là pour le rassurer me rend triste !
Je sais qu’avec le temps je vais progresser. Mais c’est ce petit pincement au cœur qui m’étonne, moi qui pensait pouvoir laisser mon bébé facilement.

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Le rythme est difficile à prendre avec le papa aussi. Ces trois jours, je me suis endormie sur mon canapé entre 21h et 23h. On a rien partagé au final.
Ca me fait peur, qu’on en arrive à s’éloigner à force.

La semaine n’est pas encore terminée, j’ai deux jours de cours à assumer. Mais je peux d’or et déjà vous le dire, je suis sur les rotules.
Je doute même de ma capacité à tenir une année complète à ce rythme.
Ca me semble, ce soir, complètement improbable.

Et pourtant, je vais me battre. J’ai trop besoin de ce master. Je ne veux pas retourner en arrière.