6 mois. Déjà ?!

Et voilà, tu as déjà 6 mois.
Mon Minimoyz, mon tout petit, mon déjà grand.

Quand je te vois, je suis fière de ce que tu deviens. Tu grandis, tu pousses pour te retourner, tu commences à t’assoir, tu nous parles, tu babilles !
Et puis tu manges petit crapaud : tu dévores les compotes, tu a rechigné pour les légumes mais ça vient petit à petit.
Tu grandis, tu observes tout, tu rigoles quand ton papa te fais des bisoux dans le cou.
Tu aimes ton mobile musical, tu tapes des pieds et des mains quand tu es content 🙂

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Quand tu es né, j’étais pleine de doutes. Est ce que j’allais être capable de te donner de l’amour? Est ce que j’allais savoir m’y prendre avec un tout petit ? Tu venais tout bouleverser et j’avais peur.

Aujourd’hui, 6 mois plus tard, je t’aime si fort. Alors oui, j’aime aussi sortir avec mes copines, boire des coups, glander devant la télé.
Mais quand je te quitte trop longtemps je suis tellement ravie de te retrouver à nouveau.
J’aime quand tu souris le matin quand on vient te chercher, j’aime quand tu nous tend tes tous petits bras potelés.
Je continue de m’inquiéter pour toi. Je me demande ce qui se passe quand tu pleures et que je ne sais pas trouver la raison.
Désormais je sais comment te rassurer, j’aime quand tu te blottis dans mon cou parce que tu es si fatigué ou que tu as peur . Je sais ce que je peux te murmurer à l’oreille pour que tu ailles mieux.
On chante la poule rousse et déjà tes yeux se tournent vers moi.
Tu fais partie de ma vie : sans toi mon bonheur n’est plus complet. Je me surprends à être parfois Gaga 🙂

Je ne pensais pas que l’aventure de la maternité allait me transformer autant.
Mes angoisses sont désormais tournées vers toi. Je me demande comment t’apprendre à être un petit garçon heureux.
Je suis responsable d’une partie de ton bonheur, ce n’est pas simple.

Tu as 6 mois, mon tout petit, mon déjà grand.
Ça passe extrêmement vite et pourtant j’ai hâte de ces 6 prochains mois!

Déjà trois mois.

Ça y est, ça fait déjà 12 semaines que tu es né. Le jeudi 14 Août, j’ai passé une journée entière à l’hôpital. Le ventre un peu noué par ton arrivée. Je raconterai tout ça bientôt.

Mais ça y’est, ça fait 12 semaines que tu partages nos vies. Tu auras trois mois samedi prochain. Trois mois déjà. Tu es mignon comme tout et en 12 semaines, tu as déjà beaucoup changé.

Tu tournes ta tête des deux cotés désormais. La séance chez l’osthéo t’aura fait du bien. Tu ouvres grands tes grands yeux tout le temps : tu aimes regarder les lumières, les images de la télé et tout ce qui bouge autour de toi. Tu peux passer au moins une heure tranquille à tout observer depuis ton tapis d’éveil. Tu aimes aussi te promener, tu restes bien sage et tu observes ce qui se passe aux alentours : on visite des tas de choses, les quartiers autour de la maison ou autour des chez tes grands-mères, les magasins divers du centre et même Ikea.

Tu bouges pas mal, dans tous les sens. Tu aimes aussi être sur le ventre. Tu lèves ta tête. Tu la tiens super bien maintenant.

Et surtout, surtout, tu souries ! Ton sourire me fait craquer. Je sais que tu essayes de draguer toutes les personnes qui tournent autour de toi. Tous ceux qu’on rencontre te trouvent beau. Et c’est vrai que ton sourire, ça remet la journée de qqn d’aplomb.

Tu as grandis désormais, on doit ranger toutes les fringues en un mois. Tu as plein de nouvelles tenues, plein de petites salopettes, qui te font ressembler à un vrai petit garçon. Tes cheveux par contre, ce n’est pas encore ça. Tu as de moins en moins de croutes de lait mais par contre tes cheveux n’ont aucune logique, ils sont dans tous les sens et y’a même un trou sans cheveux, à l’endroit ou tu poses ta tête.

Je suis tellement fière de tous les progrès que tu fais. Je me rends compte tous les jours comme tu évolues, comme tu grandis. Je suis toujours surprise que ça aille aussi vite. Je me rappelle encore de ta naissance, comme si c’était il y a une petite semaine. Et ça fait déjà trois mois.

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 Tu as déjà trois mois et je suis parfois perdue. Je me sens une mauvaise mère.

Tu as déjà trois mois et je n’arrive pas à profiter de toi assez. Je ne sens pas ce lien qui se crée entre nous, je ne te sens pas proche de moi. Tu es censé avoir besoin de moi, chercher ma voix et mon regard, avoir besoin de mes câlins, mais ce n’est pas le cas. Je sens que tu réagis quand ton papa rentre. Mais toi et moi c’est plus compliqué, et on rentre dans un cercle vicieux du coup je le sens.

Je doute, je doute, sur mon rôle de mère, sur notre lien à deux, sur ton besoin de moi pour aller mieux. Ce qui est sur, c’est que je ne doute pas de mon amour pour toi. C’est vrai, parfois, je suis perdue, je ne sais pas vraiment comment réagir face à tes pleurs, à tes besoins, à tes envies. Mais tu comptes beaucoup pour moi, ton arrivée a bouleversé ma vie et c’est chouette.

On va progresser, je te le promets, tout doucement. Tu vas apprendre à écouter ma voix. Parfois, elle est douce, je te chante des comptines, je te chante des chansons (de messe, d’Indochine, des Beatles). Parfois je crie. Je crie contre les objets, contre Papa aussi ou contre mes collègues et camarades.

On va apprendre à passer du temps tous les deux, aller faire des promenades, découvrir ton monde, notre monde à tous les trois. Effectivement, c’est vrai, je ne suis pas beaucoup à tes côtés. Mes cours & mon travail me prennent beaucoup de temps mais je vais essayer de te réserver du temps.

Je vais essayer aussi de prendre confiance. Je suis ta maman, mon amour pour toi est grand et fort. Et si tu ne le ressens pas encore, ça va venir, je le crois & je le sais. Quand je suis en cours, ou au travail, je pense beaucoup à toi. Je me demande ce que tu fais, comment tu occupes tes journées.

Sache Minimoyz, qu’avec ton papa vous représentez toute ma vie. Je n’ai jamais su bien dire les choses à l’oral, je ne sais pas vmt bien me dépatouiller avec les mots. Mais sache que sans toi, je serais d’une tristesse infinie. Je sais que je n’ai pas pris le temps de m’occuper de toi pendant toute la période qui m’était dédiée, mais c’était pour que lorsque tu seras plus grand, maman puisse pourvoir à tous tes besoins. ❤

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Vivement les trois prochains mois, qu’on puisse découvrir encore tous tes progrès, qu’on puisse profiter encore de tous tes sourires et te serrer dans nos bras. Je t’aime petit Minimoyz.

La culpabilité.

Il y a presque plus d’un an, avec l’amoureux nous avions choisi de faire un enfant.
Nous avons eu de la chance, je suis tombée très vite enceinte. Pendant 9 mois j’ai porté ce petit chat.
Déjà pendant la grossesse je me sentais différente des autres mères. Je ne me faisais pas à ce corps différent. J’ai eu très vite un gros ventre. Je ne réalisais pas qu’un bébé était en train de grandir à l’intérieur.
Je n’avais pas envie de parler à mon ventre – et d’ailleurs je ne l’ai quasiment jamais fais – et je n’aimais pas que d’autres le fassent. Ça me mettais clairement mal à l’aise.

Et puis le Minimoyz est né. Il était réel, je pouvais lui parler. Et pourtant je me sens toujours différente des autres. J’ai parfois l’impression de l’aimer mal.
Quand je vais travailler, ou en cours, il ne me manque pas vraiment. Je suis contente de le retrouver le soir, d’aller le chercher chez la nounou et de passer du tps avec lui. Mais durant la journée il ne me manque pas.
La séparation n’a pas été – trop – dure. Je suis peut être égoïste mais j’étais ravie de reprendre les cours, de commencer cette nouvelle vie.
Et puis le Minimoyz va partout avec nous. On le sort en soirée, on est partis en vacances à même pas 15 jours … Il voit des tonnes de gens différents tout le temps, se promène partout ! Et je sors avec mes copines, laissant mon petit garçon à son papa 🙂
Et je n’avais pas repéré son torticolis du nourrisson, c’est la nounou qui me l’a dis !

Je me sens parfois une vilaine mère. Quand je vois comment mes copines, les autres, fonctionnent, je me sens coupable.
J’ai l’impression de ne pas aimer assez mon fils.

Pourtant c’est loin d’être le cas. Quand je le récupère les lundis, jeudis et vendredis, c’est le top! On profite de notre heure rien qu’à deux. Même s’il est encore tout petit, il est déjà très éveillé! On fait parfois des balades, on fait des câlins, des sourires, des bulles. On passe du temps, pour se connaître.
Et puis la nuit, je m’inquiète pour sa respiration.
Et même si je suis ravie de mon taff, parfois je pense à lui. Je l’ai avec moi, trois photos sont sur mon bureau!

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Je sais que ses journées se passent bien parce que j’ai une grande confiance en la nounou que l’on a choisi. Je sais que mon Minimoyz sera bien entouré avec elle et qu’il grandira correctement.

Alors oui, les copines enceintes et jeunes mamans qui se multiplient (j’en ai 8 aujourd’hui, dont 7 ont accouche en 2014!), les mamans de Twitter me font parfois culpabiliser, me font parfois douter de mon rôle de mère. Mais je sais au fond de moi, que ce petit chat est trop important pour moi et que je l’aime d’amour ! 💕

Être sur les rotules.

J’ai me suis crue trop forte. Capable d’assurer en même temps, la reprise de cours, mon Minimoyz, les transports, la vie de famille et un nouveau poste. Et c’est tellement dur.

Les cours ont commencé depuis 15 jours déjà. Je me sens à l’aise dans certaines matières. Mais pour d’autres c’est la totale découverte et j’ai besoin d’une concentration de fou.
C’est dur, dur de reprendre le chemin de l’école. C’est dur de me retrouver autour de « jeunes » de 23/24 ans avec qui j’ai du mal à partager.

Ce lundi, je commençais également mon alternance. Je suis trois jours par semaine dans un service RH chez Orange.
Reprendre le boulot après seulement un mois de congé mat post naissance, c’est une folie.
Physiquement déjà c’est pas simple, parce que j’ai encore du mal à assumer mon corps.
Mais intellectuellement aussi ce n’est pas simple. Il faut faire face à la fatigue et apprendre des tas de choses nouvelles.

Et finalement, ce qui me touche le plus (et contre toute attente) c’est de laisser mon Minimoyz.
Il va chez sa nounou tous les jours depuis lundi. Elle est adorable et je lui fais confiance à 100%. Mais savoir qu’il peut être mal et que ni moi, ni son papa ne sommes là pour le rassurer me rend triste !
Je sais qu’avec le temps je vais progresser. Mais c’est ce petit pincement au cœur qui m’étonne, moi qui pensait pouvoir laisser mon bébé facilement.

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Le rythme est difficile à prendre avec le papa aussi. Ces trois jours, je me suis endormie sur mon canapé entre 21h et 23h. On a rien partagé au final.
Ca me fait peur, qu’on en arrive à s’éloigner à force.

La semaine n’est pas encore terminée, j’ai deux jours de cours à assumer. Mais je peux d’or et déjà vous le dire, je suis sur les rotules.
Je doute même de ma capacité à tenir une année complète à ce rythme.
Ca me semble, ce soir, complètement improbable.

Et pourtant, je vais me battre. J’ai trop besoin de ce master. Je ne veux pas retourner en arrière.